Guillaume Robin fait partie des meilleurs apprentis de France


En 2012, Guillaume Robin se rendra à Paris, au Sénat, pour recevoir officiellement un diplôme qui le définit comme « un des meilleurs apprentis de France ». L’aboutissement d’un parcours tout tracé pour le jeune homme de 18 ans, en dernière année de bac pro technicien menuisier agenceur, au lycée du Sacré-Coeur à Saint-Brieuc.

Guillaume Robin

Une histoire de famille

Ses plus lointains souvenirs sont remplis de copeaux, de sciure et d’odeur de bois de l’atelier de Rémi Robin, son grand-père, au Garatoué, à la Harmoye. La mécanique, l’autre activité exercée dans l’atelier, avait déjà été annexée par Anthony, son frère, droit d’aînesse oblige ! Les deux frères ont trouvé très tôt leur voie, puisque l’aîné travaille dans un garage à Saint-Julien et que Guillaume a collectionné les séjours en menuiserie avant d’engranger les titres. _

L’Outil en main et des stages

Dès que les stages ont été possible dans le cadre scolaire, au collège, il s’est adressé aux menuisiers du secteur et d’ailleurs : Thierry Denoual, Yannick Jéhan ou les frères Malenfant à Pordic. Avant cela, à partir de ses 9 ans, il avait été entre de bonnes mains, profitant du savoir-faire des hommes de métiers de l’Outil en main (son père en est le trésorier), cette association qui initie les jeunes jusqu’à 14 ans aux métiers manuels : Guillaume Guiho, Armand Boschat et Michel Lanoë ont contribué à former l’arrière petit-fils du charron Armand Robin. _

Une console imposée

Avec sa console de forme demi-elliptique, un modèle imposé, Guillaume a obtenu le titre au niveau départemental en mai, puis régional en juin. Entre 200 et 300 heures de travail sur le meuble, sans compter le temps passé à taper sur ordinateur (aidé par son amie) un imposant dossier relatant les étapes de son projet. Des heures passées après les cours, ou le mercredi, avec Bernard Plévin, le professeur aujourd’hui en retraite à Plaine-Haute. Un professeur présent pour conseiller l’élève et assurer la sécurité. Un homme de plus à avoir apporté son savoir à Guillaume, le jeune menuisier dont l’énorme envie n’a pu que réjouir chacun des formateurs qu’il a côtoyé au fil des ans.

Ouest-France, 8 novembre 2011


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